mardi 8 décembre 2009

Noël

Hier soir, je marchais dans la rue. Je n’avais mis qu’un seul pied sur la route de ciment que j’ai glissé, laissant échapper un cri de stupeur qui a écho à travers la rue déserte. La première neige venait de tombée. Lorsque la première neige tombe, que ce soit dans le bourdonnement de la ville ou dans le calme de la campagne, on dirait que le silence tombe avec aussi. Le monde cesse de bouger, comme s'il était gelé dans le temps. On ne voit personne dehors, même s’ils le sont tous. Pour moi, l’hiver signifie de nombreux matins et soirs à marcher de la maison à l’école ou de l’école à la maison affrontant les vents du nord, m’accrochant à ma capuche et à mes doigts qui n’attendent qu’à tomber et bravant les regards des gens qui observent mes joues rougies et mes yeux embués par le froid. Cependant, l’hiver signifie aussi Noël, et le jour de l’an. C’est un temps festif, où tout le monde se réunit. On se prépare pour les fêtes en commençant dès le début décembre à faire des tartes et des biscuits. C’est le seul temps de l’année lors duquel il est correct de manger cinq fois plus que ce que notre estomac peut contenir. Il faut bien se faire une couche de graisse, pour se protéger du froid…

Les jours passent, l’école finit et les vacances débutent. Notre petite famille part, tout ensemble, après maintes heures passées à essayer de rentrer tous les bagages dans la voiture. Je mets mes écouteurs dans mes oreilles et j’écoute les classiques de Noël. Il le faut bien, c’est le seul temps de l’année où il est socialement accepté de jouer ce genre de musique. Puis on finit par arriver au Québec, et les collines de neiges grandissent au fur et à mesure qu’on avance. Finalement, on arrive à destination, et les collines de neige sont maintenant des montagnes. On débarque de la voiture, c’est notre première visite, puis, personne ne voit le temps filé et on se retrouve déjà dans la voiture à nouveau, se dirigeant vers notre prochaine destination. C’est de même pendant quelques jours, ensuite nous nous installons dans notre chalet. Petit chalet typiquement québécois au pied de la montagne; plus il est quétaine, mieux c’est. Par la suite, c’est à notre tour de recevoir la visite. Notre famille en a beaucoup sur les mains : ma mère a 5 frères et sœurs et mon père en a 15. Tout se passe très rapidement, à travers la bouffe, les chocolats, les desserts, les cadeaux, les retrouvailles, les veillées, leu jeux de cartes, il y a la joie. Et elle est sincère.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire