23 novembre 2009
« Et qu’il tombait encore de la neige en hiver ». Ce vers de la chanson m’emmène à réfléchir, surtout en cette fin de novembre, à ce qu'est en train d’arriver à notre planète. Hier, ma mère a parlé d’accrocher les décorations de Noël. Je lui ai dit d’attendre qu’il neige. J’y ai réfléchi, puis je me suis rectifiée : j’ai dit d’attendre le mois de décembre. La raison pour laquelle j’ai changé d’idée est que l’année dernière, la neige arrivait à peine à couvrir la pelouse la veille de Noël. Qu’est-il arrivé à notre Noël blanc?
C’est ce qui m’est venu à l’esprit en écoutant la chanson. Un grand nombre de problèmes sociaux et environnementaux sont touchés dans cette dernière. Puisque nous sommes en hiver, mon attention s’est portée sur celui du réchauffement de la planète et de l’arrivée tardive de la neige. En réécoutant la chanson une deuxième fois, mon attention s'est portée sur un autre sujet, celui de l’hypocrisie causée par l’argent. Et encore, je réécoute la chanson une troisième fois et une quatrième et ainsi de suite, et je me rends compte que ce que la chanson tente de me dire, c’est que l’avenir est funeste; nous allons tous mourir et ce sera de notre faute. Évidemment, le message que je perçois est un peu charriée. C’est une réalité biaisée. Il faut tenir compte des choses plaisantes de la vie, pas seulement de nos erreurs et nos défauts. Néanmoins, les paroles disent vrais. Le message de la chanson est très profond. Il touche plusieurs sujets que l’on choisit d’ignorer : la pollution, la misère des riches et des pauvres, la raison derrière les catastrophes naturelles, la faim, la maladie… Et c’est ce qui nous rend coupable, notre ignorance. À la fin de la chanson, il dit « Au fond l’intelligence qu’on nous avait donné, N’aura été qu’un beau cadeau empoissonné ». Ce vers résume ce que la chanson entière tente de nous dire. Pourtant, il est un peu en train de contredire la chanson, ou plutôt d’atténuer le blâme que porte la chanson sur l’humanité : nous avons détruit notre monde, mais c’est celui qui nous a donnée l’intelligence qui est le vrai coupable. Après cette réflexion, ne pouvons-nous pas conclure que la chanson accuse Dieu de non seulement nous avoir créé mais aussi de nous avoir poussé à nous détruire?

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